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Sit-in de l’Intersyndicale de la santé : les syndicats reçus par le chef de cabinet du ministre

Les représentants de l’Intersyndicale de la santé ont été reçus, hier, à Alger, par Ali Rezgui, chef de cabinet au ministère de tutelle, en vue d’étudier les revendications des professionnels de la santé. C’est lors de la tenue d’un rassemblement devant le ministère de la Santé que des syndicalistes ont été conviés à un entretien individuel avec Mr Rezgui. Au terme des entretiens, celui-ci a réitéré la disponibilité du ministère pour trouver un terrain d’entente avec les syndicalistes, si ces derniers mettaient un terme à la grève, qu’il a qualifiée d’ »illégale », a précisé la source.
Une action reconduite depuis déjà cinq semaines et qui sera ponctuée, une fois encore, par un rassemblement devant le ministère. Déterminée à aller jusqu’au bout de son combat, l’Intersyndicale est revenue à la charge. Praticiens (généralistes, pharmaciens et dentistes), spécialistes et psychologues ont entamé, hier, trois jours de grève à l’échelle nationale.” Hier, les trois présidents de l’Intersyndicale ont réitéré leur détermination à aller jusqu’au bout de leurs revendications, le Dr Merabet, son président, affirmant que tant que le ministre continue de poser comme préalable au dialogue l’arrêt de la grève, aucune évolution ne sera possible. Le Dr Yousfi a tenu, pour sa part, à rappeler que la loi était claire en matière de conflits sociaux. Le dialogue, dira-t-il, peut être ouvert à tout moment, y compris en plein débrayage. Le président du Snpssp s’est étonné que, côté ministère, on ait qualifié les revendications de rédhibitoires. «Il faudrait qu’on nous invite d’abord à dialoguer avant de juger nos revendications. Cela ne peut en aucun cas se faire par voie de presse.» Pour lui, la balle est dans le camp du ministère, et s’il y a bien une partie qui pousse au pourrissement, ce ne sont certainement pas les syndicats, en témoignent les mises en demeure non réglementaires envoyées aux grévistes et la volonté de certains directeurs centraux qui souhaitent voir les syndicalistes sanctionnés.Tout comme ses partenaires de l’Intersyndicale, Khaled Keddad, président, s’est étonné, hier, à propos de l’incapacité de la tutelle à argumenter au sujet de son refus d’ouvrir le dialogue sur la révision du statut. «Aucune loi ne stipule qu’un statut doit d’abord être appliqué durant une période avant de le réviser», dita-t-il, appelant le ministre à prendre ses responsabilités.
Sandra Touat

Source : Mon Journal