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Mme Namous Senouci, directrice du ballet national : «La danse traditionnelle à une valeur identitaire de chaque région»

« Les danses traditionnelles Algérien sont riches d’expressions nuancées d’une étonnante diversité  de genres et de rythmes : danseuses citadines chargées d’or et de bijoux, Touaregs voilés de leur Litham, femmes kabyle aux robes bariolées, danseuses de Tindouf aux mains vivantes drapées de voiles bleus,  évoluant  aux rythmes des battements  de mains.
Rythmes plus frénétiques encore du Hoggar où du Touat en gandouras blanches terminant leur danse par une salve de fusils, Targui armés d’épées mimant les combats au son des bendirs, baroudeurs de l’El Oued. Mosaïque vivante éblouissant héritage d’une tradition forgée ciselée patiemment au cours des âges. Il s’agit là, tout simplement  d’un art spontané et abstrait qui dévoile les richesses de la personnalité d’un peuple dont le génie inventif remonte à la préhistoire », a avancée la directrice  du ballet national, Mme Namous Senouci lors d’une conférence animée à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.
L’oratrice souligne en effet que l’Algérie  qui est une partie du continent africain « occupe tant par la richesse que par la variété de son patrimoine historique et artistique une place  de choix parmi les nations de veille civilisation». Pour elle « elle s’est perpétuée grâce aux arts populaires qui révèlent un esprit créateur guidé par un instinct étonnant et traditions sans âge».
Selon la directrice du ballet national : «selon régions, le folklore Algérien revêt divers aspects, dans le l’est, les femmes se voilent encore de noir. Le centre, elles s’enveloppent de voile blanc alors que Hoggar, vestige d’un matriarcat encore vivace, les hommes seuls sont voilés » a-t-elle expliquée. En ce qui concerne les missions  du ballet national, la première responsable indique :« le ballet national est chargé justement  de stimuler la créativité d’œuvres chorégraphique originales et régionales des danses populaires pour la sauvegarde du patrimoine national.
Sa mission est d’accompagner le mouvement associatif et de leur apporter le soutien et l’appui sur le plan technique   et artistique pour la sauvegarde de ce patrimoine national ». Par ailleurs,  l’oratrice a  scindée la société  algérienne  en deux parties et qui est  obéi à deux comportements sociaux  presque opposés : «l’un offre la possibilité de visualiser la violence sociale à travers de danse afin d’apprécier et de renforcer les liens sociaux qui se caractérise par l’acte de danser collectivement dans les fêtes traditionnelles». La danse  traditionnelle dans la société Algérienne, selon la conférencière : «a donc une valeur identitaire et chaque région possède ses propres danses (Chaouia, l’Alaoui, Tindi, El Kbaili, Wahrani…) exprime au fond,  la pérennité de la communauté et de renforcer les liens sociaux».
Nabil Graichi

Source : Mon Journal