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Procès café-cacao / 2éme journée des plaidoiries de la défense Les avocats du notaire Me Antoine Niamien plaident non coupable

 

Les plaidoiries de la défense ont amorcé leur vitesse de croisière hier mardi 16 juillet 2013 avec plusieurs avocats qui ont rivalisé d’éloquence.

Me Ange – Didier Houphouët et Me Henri Bohousssou, avocats du notaire, Me Antoine Niamien N’Guessan ont plaidé non coupable pour leur client pour lequel le procureur Fernand Oulaye a requis 10 ans de prison. Les avocats ont demandé au tribunal présidé par Ahmed Coulibaly la relaxe du notaire car, pour eux, tous les faits infractionnels reprochés à leur client ne réunissent pas les 3 éléments constitutifs.  Selon les avocats, leur client a authentifié l’acte de vente de Sifcacoop à 2 milliards de francs d’honoraires sur une assiette de 13 milliards de francs or, la vente s’est effectuée à 10 milliards à son insu.  C’est pourquoi, ils ont révélé que le malheur de leur client a commencé le jour où Me Koyo, en tant que témoin, est venu le charger avec des allégations.  ‘’Détournement de fonds, abus de biens sociaux, faux et usage de faux en écriture privée de banque ou commerce’’, sont les 3 infractions pour lesquelles le notaire Antoine est poursuivi. Avant le notaire, c’est Blaise Kra Banny (Dga de Sifcacoop) qui a vu son avocat plaider pour lui.  Selon Me Alexandre Ayé, son client    est l’émanation de l’échec de la Caistab dans la gestion de la filière café-cacao et celui de sa libéralisation. Pour lui, les faits de   ‘’Détournement de fonds, escroquerie, abus de biens sociaux, ’’ sur les sommes de 550 millions, 5,5milliards de francs ne sont pas constitués. C’est pourquoi, il réclame la relaxe de son client qui est un honnête notaire.  Quant à Kadjo Alloua Pauline (trésorière de Sifcacoop)  et Kouassi Kouamé (vice-président du conseil du Sifcacoop) pour lesquels le procureur a demandé la relaxe, leurs avocats ont soutenu que le tribunal doit suivre cette inspiration divine du Ministère public.  Me Adjé Luc et Yao Emmanuel, avocats   d’Henri Amouzou sont encore montés au créneau  avec des documents pour essayer de ‘’démonter’’ le réquisitoire du procureur qui a demandé 20 ans de prison contre leur client. Pour eux, l’action publique est proscrite.

M.Ouattara

Source : L’Intelligent d’Abidjan