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Retour aux importations de voitures de moins de trois ans : le marché des véhicules neufs risque de s’effondrer

Le gouvernement fait machine arrière et décide de revenir sur sa décision d’interdire l’importation des véhicules de moins de trois ans, prise à la faveur de la loi de finances complémentaire de 2009, portant également interdiction d’importation d’alcool.       
Conséquence de l’accession de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le gouvernement algérien est contraint de revenir sur plusieurs décisions prises ces dernières années, dont celle relative à l’importation de véhicules de moins de trois ans, bloquée depuis 2009. 
Lors du dernier conseil interministériel, présidé par Abdelmalek Sellal, consacré au dossier d’adhésion de l’Algérie à l’OMC, les membres du gouvernement ont passé en revue les principaux dossiers devant être débattus par la délégation algérienne, lors du 12e  round des négociations prévu en décembre prochain, en Indonésie. 
Il appartiendra à la délégation algérienne de répondre aux 176 questions adressées par les États membres, dont celles relatives à la suppression de l’interdiction d’importation de véhicules de moins de trois ans et de l’alcool devraient être à l’ordre du jour. Pour rappel, le ministre du Commerce a émis le vœu, au courant de la semaine dernière, de voir la tenue du 12e round de négociations se dérouler au début du mois de décembre, tout en affichant son optimisme quant à l’issue de ce round. 
Cependant, la décision d’autoriser l’importation de véhicules de moins de trois ans a été perçue comme un coup de poignard dans le dos par certains concessionnaires et revendeurs agréés.
«Cette mesure va réveiller les réseaux dormants du trafic international de véhicules»
Pour un professionnel dans la filière, il n’y a pas photo : «Un bon véhicule est automatiquement un véhicule neuf !». Le retour à la formule de l’importation de véhicules de moins de trois ans risque de compromettre un marché déjà en chute libre ces derniers temps, estime notre interlocuteur. Les voitures de moins de trois ans, qui vont être rabattues sur l’Algérie, sont celles fabriquées sur un standard européen et, donc, de meilleure qualité. Et c’est justement le rapport qualité/prix qui risque a fortiori de freiner davantage les ventes de voitures importées par les concessionnaires. 
Pour un revendeur de véhicules asiatiques, le retour à cette ancienne pratique s’apparente à une sanction infligée par le gouvernement algérien aux concessionnaires. 
En effet, il leur est reproché de ne pas avoir respecté le cahier des charges stipulant, qu’au terme de dix ans après leur installation, les concessionnaires étaient tenus de réaliser des investissements productifs. 
Mais pour le revendeur, le retour à l’importation de véhicules d’occasion va, à coup sûr, réveiller les filières dormantes versées dans le trafic international de voitures. Et l’on n’est pas près d’oublier les fameuses affaires des réseaux ZH et Taïwan. 
La filière zurichoise avait, à elle seule, réussi à introduire en Algérie pas moins de 4 000 voitures sans numéro de série. Cette affaire avait fini par mal tourner et pas moins de 156 personnes étaient passées en justice.
Fadel Djenidi

Source : Mon Journal